Les politiques liées au changement climatique doivent aborder de front les deux problématiques que sont l’atténuation (baisse des émissions de son territoire) et l’adaptation (du territoire aux effets du changement climatique, qui adviendront quelle que soient les mesures d’atténuation prises).

 

Les risques auxquels un territoire est exposé à cause au changement climatique résultent du croisement de deux problématiques : la situation actuelle et l’évolution du territoire d’une part, et l’évolution du climat d’autre part.

L’exercice ne consiste pas à prévoir l’évolution trop incertaine du climat sur des territoires mais plutôt de s’interroger sur un éventail d’évolutions possibles et envisageables sur ceux-ci, en examinant les conditions d’apparition et de mise en œuvre de des manifestations prévisibles du changement climatique, et de leur croisement avec les évolutions envisagées du territoire.

 

Il s’agit bien de croiser, pour chacune des thématiques :

- D’une part l’analyse des caractéristiques du territoire et des vulnérabilités qui en découlent. Elle porte à la fois sur la situation actuelle, mais également sur la situation future, qui peut être différente en fonction des évolutions socio-économiques du territoire, et qui peut avoir naturellement pour tendance d’augmenter la vulnérabilité du territoire.

- D’autre part les différentes évolutions prévisibles de l’aléa climatique, en fonction de différents scénarios, et les impacts correspondants.

 

Un large éventail de mesures d’adaptation peut être mis en œuvre pour faire face aux conséquences observées et anticipées du changement climatique, mises en œuvre par divers acteurs publics et privés au moyen de politiques, d’investissements dans les infrastructures et les technologies, et de modifications des comportements.

 

Les coûts de l’adaptation, et l’ampleur des bénéfices qu’elle pourra procurer, présentent de plus en plus d’intérêt dans le cadre de projets au niveau territorial où il faudra sans doute arbitrer entre les coûts des politiques climatiques, et les coûts des dommages résiduels dus au changement climatique. Une politique d’adaptation peut ensuite être élaborée en fonction de ces résultats